
Les débuts du cinématographe dans le 10e arrondissement
5, rue de Lobau, 75004 Paris
En 1895, les frères Lumière donnent, à Paris, la première séance payante au grand public de l’histoire du cinéma. Paris va alors s'imposer comme capitale du 7e art, notamment grâce à la diffusion du cinématographe dans les nombreux lieux de divertissement du 10e arrondissement. Dès les débuts du cinéma, les Grands Boulevards et la rue du Faubourg-du-Temple concentrent de nombreuses salles, situées sur les axes traditionnels du divertissement populaire. Le cinématographe est d’abord hébergé dans des lieux dont il n’est pas la destination première, puis dans des espaces dédiés ou transformés : les cafés-concerts deviennent ainsi des salles de cinéma. Dans le 10 e arrondissement, des séances de « photographies animées » sont organisées, à partir de 1896, dans un grand magasin du boulevard Bonne-Nouvelle, un célèbre café-concert du boulevard de Strasbourg ou un musée de cire de la Porte Saint-Denis. Elles font la saison d’été des théâtres de boulevard ou passent dans de simples cafés de quartier. À la porte Saint-Martin, la première salle de cinéma au monde est abritée dans la modeste boutique louée par Antoine Lumière pour projeter les vues filmées par ses fils. Le cinéma est alors une curiosité scientifique, une attraction, un numéro de variétés. En quête de respectabilité, il se rapproche bientôt du théâtre populaire. Il faudra attendre les années 1920 pour qu’il s’offre de véritables palais pour célébrer le nouveau culte, histoire peut-être de faire oublier ses origines foraines. Ains, le Louxor est conçu dans un esprit d’égyptomanie, ou le Grand Cinéma du Palais des Glaces est recouvert de miroirs, aujourd’hui disparus. Cette conférence sera donnée par Claude Calvarin , membre d’Histoire et Vies du 10 e , autrice de l’ouvrage Un boulevard pour les premiers pas du cinéma , publié par l’association en 2026.
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