3 raisons d’applaudir « La Cage aux folles », à la Seine Musicale — Seine Musicale
Music & Live

3 raisons d’applaudir « La Cage aux folles », à la Seine Musicale

CulturalSocialRomantic
When
Friday, 5 December 2025 → Saturday, 14 November 2026
Price
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Where
Seine Musicale
Île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt

Quarante ans après sa création à Broadway, Olivier Py adapte la comédie musicale « La Cage aux folles » avec Laurent Lafitte dans le rôle de Zaza. Après un succès triomphant au Théâtre du Châtelet, la troupe se produit à la Seine Musicale cet automne. On a vu le spectacle et voici 3 raisons pour lesquelles il faut vite l’applaudir ! 1 > C’est un sujet qui n’a pas pris une ride 1973. Jean Poiret et Michel Serrault jouent dans La Cage aux folles . Cette pièce de théâtre, mise en scène par Pierre Mondy, aborde le sujet alors tabou de l’homosexualité : on y découvre un couple d’hommes d’âge mûr, tenanciers d’un cabaret, qui ont élevé un fils ensemble. Aujourd’hui adulte, celui-ci doit présenter ses deux pères à sa future belle-famille ultraconservatrice. Le spectacle fait parler… car c’est un carton. La comédie, jouée près de 2 000 fois avant d’être adaptée au cinéma en 1978, connaîtra même deux suites. En 1983, les Américains se saisissent de la trame et montent une comédie musicale à Broadway, The Birdcage . Multiprimée, celle-ci devient une ode à la diversité. Et c’est donc cette adaptation que le directeur du Théâtre du Châtelet (Paris Centre), Olivier Py, a traduite, mise en scène et modernisée. En 2025, les questions de l’homoparentalité et des droits LGBTQIA+ apportent, ici, une autre lecture. 2 > C’est un rôle… scintillant pour Laurent Lafitte Laurent Lafitte est Zaza ! Le comédien est entré dans la peau de cette meneuse de revue extravagante à la joie communicative. Au côté de celui qui interprète son amant Georges (le chanteur lyrique Damien Bigourdan), il déploie de nouvelles facettes de son jeu : sens du burlesque, danses chorégraphiées, chants, interactions avec le public et sourire éclatant. On rit autant devant ses numéros flamboyants que face à la vulnérabilité de son personnage. Une énergie follement communicative qui nous donnerait presque envie de fredonner dans le métro en rentrant ! Laurent Lafitte dans « La Cage aux folles », au Théâtre du Châtelet (Paris Centre). ; Crédits : Thomas Amouroux « La Cage aux folles », au Théâtre du Châtelet (Paris Centre). ; Crédits : Thomas Amouroux 3 > C’est un spectacle jubilatoire D’abord, il y a la mise en scène grandiose : une centaine de costumes éclatants, des dizaines de chorégraphies débridées, de l’humour insolent et des musiques entraînantes. Sans compter les décors qui impressionnent : tantôt, on est sur la scène de La Cage aux folles avec ses danseurs – Les Cagelles –, tantôt, dans les coulisses du cabaret, où se tissent des drames. On rit beaucoup, on admire les numéros de cabaret, mais on applaudit surtout l’idée d’être « enfin soi » dans un monde qui ne le permet pas toujours. À la fin des deux heures quarante de spectacle, la foule, happée, se lève pour cette superbe production qui fait honneur à la scène parisienne. Après ça, vous ne direz plus jamais : « C’était quand même mieux à Broadway ! » É léonore V.

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