
Sobran
Rue Traversière 45, 1210 Saint-Josse-Ten-Noode
Au rythme de la cumbia, cinq danseuses célèbrent les disparu·es dans un élan de joie, de rage et de résistance collective. « Le diable est tout ce qui n’est pas Dieu, tout ce qui agite le corps : le blues, le chant llanero, le rock, le jazz, le yaraví, la bomba, la cumbia, le reggaeton, la salsa — tout ce qui est déchaîné, le noir et l’indien, le cholo, ce qui réveille la mélodie souterraine, c’est-à-dire ce qu’il y a de séditieux à l’intérieur […] c’est là que se trouve la nouvelle écoute qui libérera notre corps de l’empire de la beauté, c’est-à-dire ce qui nous offrira une pensée nouvelle. » Mónica Ojeda – Chamanes électriques à la fête du Soleil Porté par les rythmes diaboliques de la cumbia, SOBRAN est un rituel de réparation qui mêle deuil et joie. Cinq danseuses ravivent en elles la mémoire des disparu·es. En écho avec les mères-chercheuses latino-américaines, elles défient l'oubli par la danse, les cris-tonnerre, les chants de joie. Elles font voler en éclat les frontières, elles font corps ; un coup porté à l'impunité, un élan de plaisir face à la violence et partout, sans relâche, un appel au soulèvement. SOBRAN est un souffle déchainé pour le droit de savoir.
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